Sur ce blog vous trouverez toutes les dernières découvertes et inventions dans le monde scientifique et technologique.
dimanche 8 septembre 2013
vendredi 6 septembre 2013
Un robot concourra à l'Iron Man d’Hawaii
Evolta, un petit robot de la taille d’une main, s’apprête à réaliser aux
côtés des plus grands athlètes de l’Iron-man d’Hawaii, une épreuve
mythique de triathlon.

Cette année, les athlètes qui se presseront sur la ligne de départ de l’Iron-man d’Hawaii, compteront parmi eux un participant un peu particulier. Nommé Evolta, ce robot humanoïde d'à peine 17 centimètres concourra sous les couleurs de Panasonic, sa société créatrice. Sa participation, essentiellement marketing, a pour objectif de promouvoir la résistance ses piles, qui selon Panasonic peuvent être rechargées jusqu’à 1.800 fois sans perdre en capacité d’autonomie.
"Le robot va rencontrer un grand nombre de difficultés sur son chemin, mais j'espère qu’il parviendra à les surmonter et à terminer l’ensemble du parcours", a déclaré au Dailymail Tomotaka Takahashi, créateur du robot vétéran. Pour optimiser les chances de réussites, trois répliques d’Evolta ont chacune été attribuées à une épreuve du triathlon.
La compétition, une des plus difficiles au monde, comprend 3,86 kilomètres de nage, 180,2 kilomètres de vélo et un marathon de 42,195 kilomètres. Un parcours extrêmement éprouvant qu’Evolta a été autorisé à effectuer en 168 heures, un temps 10 fois plus grand que celui accordé aux autres participants. "La taille d’Evolta est équivalente à un dixième de celle d’un homme adulte, nous avons donc pensé qu’il prendrait 10 fois plus de temps" explique Tomotaka Takahashi.
Début du défi : 24 octobre
Parmi son équipement, Evolta possède une minuscule bicyclette, une roue de support pour effectuer le marathon et également un flotteur de 51 centimètres pour l’épreuve de natation. "J’ai pensé à des façons de le rendre imperméable et le protéger de la rouille, autant que possible", indique le créateur.
Le défi d’Evolta débutera le 24 Octobre et continuera sans interruption pendant sept jours et nuits. Le petit robot a par ailleurs effectué d’autres prouesses dans le passé comme le parcours de 500 kilomètres de Tokyo à Kyoto au Japon ou encore l’escalade de la paroi du grand canyon.

Cette année, les athlètes qui se presseront sur la ligne de départ de l’Iron-man d’Hawaii, compteront parmi eux un participant un peu particulier. Nommé Evolta, ce robot humanoïde d'à peine 17 centimètres concourra sous les couleurs de Panasonic, sa société créatrice. Sa participation, essentiellement marketing, a pour objectif de promouvoir la résistance ses piles, qui selon Panasonic peuvent être rechargées jusqu’à 1.800 fois sans perdre en capacité d’autonomie.
"Le robot va rencontrer un grand nombre de difficultés sur son chemin, mais j'espère qu’il parviendra à les surmonter et à terminer l’ensemble du parcours", a déclaré au Dailymail Tomotaka Takahashi, créateur du robot vétéran. Pour optimiser les chances de réussites, trois répliques d’Evolta ont chacune été attribuées à une épreuve du triathlon.
La compétition, une des plus difficiles au monde, comprend 3,86 kilomètres de nage, 180,2 kilomètres de vélo et un marathon de 42,195 kilomètres. Un parcours extrêmement éprouvant qu’Evolta a été autorisé à effectuer en 168 heures, un temps 10 fois plus grand que celui accordé aux autres participants. "La taille d’Evolta est équivalente à un dixième de celle d’un homme adulte, nous avons donc pensé qu’il prendrait 10 fois plus de temps" explique Tomotaka Takahashi.
Début du défi : 24 octobre
Parmi son équipement, Evolta possède une minuscule bicyclette, une roue de support pour effectuer le marathon et également un flotteur de 51 centimètres pour l’épreuve de natation. "J’ai pensé à des façons de le rendre imperméable et le protéger de la rouille, autant que possible", indique le créateur.
Le défi d’Evolta débutera le 24 Octobre et continuera sans interruption pendant sept jours et nuits. Le petit robot a par ailleurs effectué d’autres prouesses dans le passé comme le parcours de 500 kilomètres de Tokyo à Kyoto au Japon ou encore l’escalade de la paroi du grand canyon.
Un gant qui augmente le sens du toucher, développé par des chercheurs de Georgia Tech
Posted by Adrien Edenwald
Des chercheurs du Georgia Institute of Technology ont développé le premier gant capable d’augmenter le sens du toucher d’une des extrémités des doigts. Jun Ueda, un professeur du George W. Woodruff School of Mechanical Engineering at Georgia Tech, ainsi que Minoru Shinohara, professeur associé à la School of Applied Physiology at Georgia Tech, ont décidé d’appliquer les principes de la résonance stochastique — qui augmente la qualité de la transmission en ajoutant une longueur particulière de bruit blanc, à un appareil spécialement attaché au doigt dont la fonction est d’augmenter le toucher de son porteur. Des actionneurs faits d’une pile de couches de céramiques PZT (Titano-Zirconate de Plomb) sont attachés à l’extrémité du doigt (et potentiellement sur l’ongle), convertissant l’électricité et le signal en résonance stochastique (vibrations à hautes fréquences).
Tel que rapporté début août par le site du Georgia Tech Research News, une expérience a été conduite sur 10 adultes en bonne santé: les résultats ont significativement montré une meilleure sensibilité lors de l’utilisation de l’appareil. J. Ueda, M. Shinohara et al. mènent actuellement des études afin d’améliorer leur appareil, par exemple en changeant la fréquence utilisée. Selon l’article précité du Georgia Tech Research News, la résonance stochastique pourrait en plus de fournir une augmentation du toucher, améliorer “la vue, l’ouïe [...] et l’équilibre” — avec d’autres types d’appareils bien entendu. Pour revenir à la main, il serait intéressant d’obtenir une augmentation de l’ensemble de la peau au moyen de multiples actionneurs répartis sur tout le gant. L’ère transhumaniste arrive!
Une planète, deux soleils
Une planète à deux soleils, comme celle imaginée par George Lucas dans La guerre des étoiles, a été détectée par des astronomes américains.
![]() |
| Impression artistique d'un système planètaire circumbinaire Photo : Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics |
Cette exoplanète se trouve hors de notre système solaire, mais elle est dans notre galaxie, la Voie lactée.
Selon le chercheur Josh Carter, de l'Université Harvard, le système binaire se situe à environ 200 années-lumière de la Terre (Une année-lumière équivaut à 9500 milliards
de kilomètres).
La planète baptisée Kepler-16b, froide et gazeuse, connaît donc deux couchers et deux levers de soleil. Les comparaisons avec la planète Tatooine que George Lucas
avait créée dans l'univers de sa série de science-fiction s'arrêtent là, puisque cette dernière était tellurique, recouverte de déserts arides et peuplée de quelques
espèces, dont certains humains.
Les astronomes excluent la possibilité que la vie puisse y exister.
Kepler-16b est le premier exemple de planète circumbinaire dont l'existence est confirmée [...] Une fois de plus, nous découvrons que notre système solaire n'est qu'un
exemple parmi la diversité des systèmes planétaires que la nature peut créer.
— Josh Carter
La planète vidéo 2 m 13 http://www.radio-canada.ca/
Kepler-16b a une masse d'environ un tiers de celle de Jupiter et un rayon correspondant à 75 % de celui de cette planète, la plus grande de notre système solaire.
En fait, elle possède une taille et une masse similaires à celles de Saturne. Elle tourne autour de ses deux étoiles en 229 jours, à une distance moyenne de 104,6 millions
de kilomètres.
Les deux étoiles sont plus petites et moins chaudes que le Soleil, si bien que les températures à la surface de la planète oscillent entre -73 °C et -101 °C.
Cette découverte a été faite avec le télescope américain Kepler, qui permet d'établir la présence d'une planète quand celle-ci passe devant son étoile, ce qui réduit
momentanément sa luminosité.
Le détail de cette découverte est l'objet d'un article publié dans le magazine Science.
Depuis 2009, le télescope Kepler scrute plus de 100 000 étoiles situées dans les constellations du Cygne et de la Lyre et semblables à notre Soleil.
Radio-Canada.ca avec
Agence France Presse
35 inventions qui vont tout changer
par Valérie Borde
À l'aube de son 35e anniversaire, L'actualité vous offre 35 inventions. Les succès de demain s'y cachent peut-être...
En 1976, quand est né L'actualité, Air France et British Airways inauguraient le Concorde, premier avion supersonique qui reliait Londres ou Paris à New York en seulement trois heures et demie. Au même moment, en Californie, Steve Jobs et deux autres informaticiens créaient la société Apple, pour commercialiser un ordinateur personnel.
Le Concorde, promis à un brillant avenir, a été mis au rancart en 2003. Trop cher, trop polluant. Plus du tout adapté à son époque, pourrait-on dire. La petite pomme qui n'avait l'air de rien, en revanche, a su profiter de l'explosion des technologies de l'information et des communications pour aller bien au-delà du Macintosh et envahir le monde avec d'autres produits innovants, comme ses iPod ou iPad.
À l'aube de son 35e anniversaire, L'actualité vous offre 35 inventions. La petite pomme de demain s'y cache peut-être...
Voir certaines de ces inventions en vidéo:
http://www2.lactualite.com/
Sont notées de 1 à 10 :
- la probabilité que l'invention soit rapidement offerte à grand échelle
- le degré d'utilité pour l'humanité.
LE CELLULAIRE DE FISTON SUR ÉCOUTE !
Vous aimeriez bien savoir ce que fiston trafique avec son cellulaire ? À qui votre conjoint parlait tout bas, à 2 h la nuit dernière ? La société américaine Taser, connue pour ses pistolets électriques, a inventé une application qui permet de transférer par satellite sur votre propre téléphone tous les messages ou photos qui entrent dans un autre appareil et en sortent, en plus de localiser celui-ci à tout instant. Le Mobile Protector aidera les parents à protéger leurs enfants, croit Taser.
Probabilité : 10/10
Utilité : 0/10
« TWITTER » PAR LA PENSÉE ?
Des chercheurs de l'Université du Wisconsin ont réussi à écrire un message sur Twitter uniquement par la pensée, en se concentrant sur des lettres apparaissant sur un écran. Objectif : concevoir des « prothèses neurales », qui permettront à des personnes handicapées de communiquer par ordinateur ou de piloter leur fauteuil roulant au moyen de la pensée. (Photo : Université du Wisconsin)
Probabilité : 6/10
Utilité : 5/10
ROULER... PUIS S'ENVOLER
Le rêve que les humains caressent depuis près de 100 ans deviendra peut-être réalité avec la Transition, de la société américaine Terrafugia, première voiture volante autorisée par l'aviation civile, en 2010. Sa sortie d'usine est prévue au début de 2012. Prix annoncé : 200 000 dollars. Environ 80 voitures auraient déjà été réservées. (Photo : Terrafugia)
Probabilité : 5/10
Utilité : 2/10
RESSENTEZ LA PEUR DU HÉROS
Le son et l'image plongent les mordus de cinéma au cœur de l'action. Les ingénieurs de la société néerlandaise Philips vont encore plus loin : ils veulent mettre à contribution le sens du toucher des cinéphiles en leur faisant ressentir physiquement les émotions des personnages, grâce à une « veste émotionnelle » bardée de capteurs. L'héroïne est angoissée ? La veste se contracte légèrement pour vous oppresser. Elle a l'estomac noué ? Vous aussi, quand la veste vous serre à cet endroit. Difficile pour l'instant de savoir si elle sera destinée au marché des cinémas ou... des cinémas maison. (Capital Photos/Frank van Beek)
Probabilité : 5/10
Utilité : 2/10
LE VACCIN QUI VOUS FERA ÉCRASER
Un vaccin aidera-t-il les fumeurs à écraser ? Trois sociétés pharmaceutiques ont commencé les essais cliniques d'un vaccin antinicotine. Celui de la société américaine Nabi Pharmaceuticals est le plus avancé. Le NicVAX stimulerait la production d'anticorps qui se lieraient dans le sang à la nicotine et empêcheraient celle-ci de se rendre au cerveau, diminuant ainsi la dépendance du fumeur. Les résultats, pour l'instant, sont comparables à ceux des substituts nicotiniques. Le résultat final des essais cliniques est prévu pour le début de 2012. (Ill. : Isabelle Arsenault)
Probabilité : 5/10
Utilité : 8/10
Y A DE L'HYGROÉLECTRICITÉ DANS L'AIR !
Depuis Benjamin Franklin, l'être humain rêve de capter l'énergie de la foudre. Une erreur, selon le professeur brésilien Fernando Galembeck : ce n'est pas la foudre, mais l'humidité de l'air qu'il faut utiliser pour produire de l'électricité. Au dernier grand congrès de l'American Chemical Society, ce chimiste a présenté le résultat de ses expériences, qui prouvent que les particules d'eau présentes dans l'air se chargent légèrement en électricité au contact de la poussière, alors qu'on avait toujours pensé qu'elles restaient neutres. D'après lui, il serait certainement possible de récupérer cette électricité en plaçant des condensateurs sur les toits des maisons, surtout dans les régions humides, comme les tropiques. Bien des tests de laboratoire sont encore nécessaires pour vérifier si l'« hygroélectricité », comme l'a baptisée Galembeck, peut fournir suffisamment d'énergie pour que cela vaille la peine de la
récupérer. Mais l'idée est dans l'air...
Probabilité : 2/10
Utilité : 9/10
D'ÉNERGIE ET D'EAU FRAÎCHE
Imiter le processus naturel de la photosynthèse pour fabriquer un carburant à partir du soleil, de l'eau et du gaz carbonique. Voilà le mandat que le département de l'Énergie des États-Unis a confié en juillet à un groupe de 150 chercheurs, qui ont reçu 122 millions de dollars et un laboratoire flambant neuf, en Californie. Les scientifiques du Joint Center for Artificial Photosynthesis tenteront de fabriquer en laboratoire les équivalents des trois composants qui permettent aux plantes de pousser : un matériau capable de capter et de convertir l'énergie solaire en « moteur » d'une réaction électrochimique ; des catalyseurs pour faciliter la réaction d'oxydoréduction de l'eau et du gaz carbonique, qui donnent naissance au carburant ; et une membrane pour empêcher l'oxygène de l'air d'interférer avec cette réaction. D'autres grands noms, comme la société japonaise Mitsubishi, ont investi des millions de dollars dans la recherche
sur la photosynthèse artificielle au cours des dernières années. (Ill. : Isabelle Arsenault)
Probabilité : 4/10
Utilité : 9/10
TOUT LE CRÉDIT SUR UNE MÊME CARTE
Fatigué de trimballer de nombreuses cartes de crédit ? Celle inventée par la société Dynamics, de Pittsburgh, peut être reliée à plusieurs comptes, dont les différents numéros apparaissent au moyen d'une simple pression sur la carte. Dotée d'un microprocesseur alimenté par une pile au lithium d'une durée de vie de quatre ans, cette carte nouveau genre, de même format que les cartes habituelles, peut aussi servir à accumuler des points. Air Miles et Visa sur un même bout de plastique ? Les premiers tests viennent tout juste de débuter aux États-Unis. (Photo : Dynamics Inc.)
Probabilité : 9/10
Utilité : 2/10
LA ROUTE MANGEUSE DE SMOG
En mélangeant du dioxyde de titane à du béton ordinaire, Jos Brouwers, chercheur de la Eindhoven University of Technology, aux Pays-Bas, a réussi à créer un pavé de béton capable de capter jusqu'à 45 % des oxydes d'azote émis par les voitures. Même s'il coûte deux fois plus cher à produire que le béton ordinaire, ce pavé pourrait diminuer le smog à certains endroits critiques. (Ill. : Idiomorf Graphics)
Probabilité : 4/10
Utilité : 6/10
UN CATALOGUE COMPLET DES MUTATIONS GÉNÉTIQUES
Diagnostiquer en quelques jours chez une personne n'importe quelle maladie génétique, aussi rare soit-elle... Des chercheurs espèrent pouvoir réaliser cet exploit bientôt, grâce au séquençage de l'exome. Cette technique très prometteuse de décodage de l'ADN s'attarde seulement sur certaines parties des gènes, soit les exons - ces briques qui, une fois transcrites, vont donner les protéines. L'exome, qui regroupe tous les exons des 20 000 gènes humains, ne représente que de 1 % à 2 % du génome.
En s'appuyant sur les progrès réalisés dans les techniques de séquençage de l'ADN et dans la bio-informatique, Nada Jabado, chercheuse en génomique à l'Hôpital de Montréal pour enfants, a démontré cette année que le séquençage de l'exome d'une personne permettait de rechercher efficacement les mutations indiquant une maladie génétique, sans qu'il soit nécessaire de séquencer tout son génome. Grâce à cette nouvelle technique de séquençage rapide et puissante, les chercheurs pensent disposer d'ici un à deux ans d'un « catalogue complet » des mutations à l'origine de la plupart des maladies héréditaires. (Ill. : Isabelle Arsenault)
Probabilité : 9/10
Utilité : 9/10
20 000 WATTS SOUS LES MERS
Utiliser la différence de température entre les eaux de surface des océans et celles des profondeurs pour créer de l'électricité : l'idée suggérée pour la première fois par Jules Verne pourrait bien refaire surface dans les prochaines décennies. En 2009, la marine américaine a accordé huit millions de dollars à la société Lockheed Martin pour perfectionner la technologie de conversion de l'énergie thermique des océans (plus connue sous l'acronyme anglais OTEC). Les États-Unis, le Japon et la France s'y étaient déjà intéressés par le passé, notamment après les chocs pétroliers des années 1970. Les ingénieurs pensent qu'en utilisant un échangeur de chaleur et une turbine il est possible de générer de l'électricité en continu avec ce système. Des essais sont en cours au large d'Hawaï. Il pourrait même être possible de produire de l'eau douce. En 2007, l'Inde a installé une première usine-pilote flottante de
désalinisation de l'eau au large de Madras, basée sur cette technologie. (Photo : Lockheed Martin)
Probabilité : 5/10
Utilité : 8/10
L'OVAIRE ARTIFICIEL REDONNE ESPOIR
Les femmes qui risquent de devenir infertiles après une chimiothérapie pourraient un jour avoir recours à un ovaire artificiel : leurs ovules, congelés avant le traitement, y seraient amenés à maturité des années plus tard, avant de procéder à une fécondation in vitro. Des chercheurs de l'Université Brown, au Rhode Island, viennent en effet d'élaborer le premier ovaire artificiel capable d'amener des ovules à maturité en dehors du corps d'une femme. Créé à partir de cellules prélevées sur des femmes en bonne santé, il pourrait rapidement se montrer utile pour la recherche sur la reproduction. Il permettrait, par exemple, de tester en laboratoire comment la maturation des ovules peut être altérée par diverses substances toxiques. (Photo : iStock)
Probabilité : 9/10
Utilité : 4/10
LE TAMBOUR CHANGE DE PEAU
Les instruments de musique de la dernière génération sont des mini-orchestres portables. Témoin le Wavedrum WD-X (fabriqué par la multinationale japonaise Korg), qui ressemble à un véritable tambour, peau incluse, et dont on peut jouer avec les mains ou des baguettes. On appuie sur un bouton et celui-ci se transforme en une panoplie d'instruments à percussion, comme le tabla, la caisse claire ou le gong. Ce qu'il a de spécial ? Les sons ayant servi à l'échantillonnage sont ceux de vrais instruments, d'où son effet convaincant. Offert dans tous les magasins spécialisés depuis septembre 2010, à 600 dollars.
Probabilité : 10/10
Utilité : 1/10
DE L'EAU POTABLE EN 20 MINUTES
Faites tremper pendant 20 minutes un quelconque morceau de coton dans une solution peu coûteuse contenant des nanofils d'argent, puis reliez-le à deux fils électriques pour y faire passer un peu de courant et versez par-dessus de l'eau impropre à la consommation. Douze volts suffisent pour électrocuter instantanément les bactéries et rendre l'eau - presque - potable, sans qu'il soit nécessaire de recourir à une pompe, qui a besoin de beaucoup plus d'électricité pour fonctionner. Parce qu'il laisse filer les bactéries mortes, et donc inoffensives, ce filtre se boucherait en outre moins rapidement. La recette du professeur Yi Cui, de l'Université Stanford, a été concoctée spécialement pour les pays en développement. Même si ce filtre doit encore être amélioré, il pourrait sauver une partie des quatre millions d'enfants qui meurent chaque année dans le monde parce qu'ils ont consommé de l'eau sale. Ou les 2,6 milliards de personnes
qui n'ont pas de système de traitement des eaux usées.
Probabilité : 5/10
Utilité : 10/10
PRÊTE-MOI TA FLORE...
Pourrait-on se débarrasser d'une flore intestinale en mauvais état en la remplaçant par celle de quelqu'un d'autre ? Des médecins réalisent déjà cette drôle de « greffe » à titre expérimental, pour tenter d'aider des personnes aux prises avec la bactérie C. difficile et pour lesquelles aucun autre traitement n'a fonctionné. Quelques grammes de selles prélevées chez un proche et diluées sont injectées directement dans l'estomac de la personne malade, dans l'espoir que les « bons » microbes qu'elles contiennent permettront d'éliminer la bactérie pathogène.
Pour l'instant, il n'existe aucune preuve que cette approche fonctionne, mais la technique intéresse de plus en plus les spécialistes du microbiome, la communauté de microbes qui vivent en symbiose avec le corps humain.
Cet été, des chercheurs américains et espagnols ont démontré, en travaillant avec des rats, qu'il était effectivement possible de transférer tout le microbiome d'un animal à un autre sans que ce dernier semble en être affecté. Après trois mois, les rats receveurs de cette « greffe » se portaient parfaitement bien, tout en ayant dans leurs intestins un microbiome toujours assez semblable à celui des donneurs.
Cette approche doit encore être validée, mais elle pourrait offrir un espoir aux personnes atteintes de divers troubles gastro-intestinaux, comme le syndrome du côlon irritable, qui touche de 10 % à 14 % des Canadiens.
Probabilité : 5/10
Utilité : 7/10
ET VOICI L'ANTENNE SOLAIRE !
Bientôt dépassés, les grands panneaux solaires ? Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) proposent de remplacer ces panneaux photovoltaïques par des antennes faites de nanotubes de carbone, capables de concentrer beaucoup plus efficacement le rayonnement solaire. Leur dispositif, encore au stade de la recherche, permettrait de miniaturiser l'équipement nécessaire pour capter l'énergie du soleil.
Probabilité : 2/10
Utilité : 6/10
VAPORISE-MOI UNE ROBE
Un tissu en aérosol qui se vaporise directement sur le corps pour former des vêtements sur mesure, que l'on peut laver et reporter : cette invention du styliste espagnol Manel Torres, mise au point avec le professeur Paul Luckham, de l'Imperial College de Londres, pourrait s'avérer fort utile pour produire des gants stériles destinés aux médecins, garnir des sièges de voiture ou rénover de vieux canapés. (Photo : Gene Kiegel/Fabrican)
Probabilité : 5/10
Utilité : 3/10
L'ORDI SE DONNE DES AIRS D'ORCHESTRE
Les mordus adorent le Kyma, espèce d'ordinateur très complexe qui peut créer aussi bien de nouveaux sons que reproduire un orchestre complet dont on commande tous les instruments au quart de tour. Pour un compositeur, c'est comme être Dieu. Pour jouer au Créateur à moindres
Voyage au fond de l'intestin
Une capsule autopropulsée et contrôlée à distance qui peut naviguer dans le tube digestif a été créée par des chercheurs japonais.
Cette création d'une équipe de l'Université Ryukoku prend la forme d'un têtard et est surnommée « sirène ». Mesurant environ un centimètre de diamètre et 4,5 centimètres de
longueur, elle est munie d'une sorte de nageoire arrière qui permet un contrôle précis de sa direction et de son emplacement.
Pour le moment, son objectif est de prendre des images de l'intérieur de l'estomac et du côlon, mais elle pourrait éventuellement aider à acheminer des médicaments.
Selon ses concepteurs, c'est la première fois qu'un endoscope se déplace de façon autonome de l'anus vers le côlon pour y tourner des images.
Les médecins utilisent une manette pour orienter les mouvements de la capsule, en visionnant sa position sur un écran.
D'autres capsules endoscopiques ont été développées depuis les années 1980 et sont actuellement utilisées. Toutefois, elles ne se déplacent pas seules et bougent en
utilisant les contractions musculaires des patients.
Radio-Canada.ca avec
Agence France Presse
Alimentation maternelle : quelles incidences sur l'expression des gènes ?
Au cours de la vie intra-utérine et pendant l'allaitement, une sous-nutrition de la mère entraîne des modifications autour de l'ADN de l'enfant, à l'origine de pathologies métaboliques à l'âge adulte. A travers une étude menée chez l'animal, des chercheurs du CNRS, de l'INRA et de l'Inserm(1) ont mis en évidence, pour la première fois, de telles répercutions au niveau du gène de la leptine, l'hormone régulant satiété et métabolisme. Publiés dans The FASEB Journal, ces travaux pourraient avoir, à plus long terme, des impacts sur la prévention des maladies métaboliques ou les soins aux prématurés.
Depuis une dizaine d'années, des études menées chez l'homme montrent que l'environnement intra-utérin et en particulier l'alimentation maternelle joue un rôle important dans l'apparition, à l'âge adulte, de maladies complexes telles que l'obésité, le diabète ou l'hypertension. A l'origine de telles observations, on retrouve des mécanismes moléculaires de « programmation » que les scientifiques tentent de décrypter.
Les chercheurs du Centre de recherche de l'institut du cerveau et de la moelle épinière (CNRS/UPMC/Inserm) et de l'Unité de nutrition humaine (INRA/Université Clermont 1) se sont intéressés spécifiquement aux conséquences de l'alimentation maternelle pendant la période périnatale (gestation puis allaitement) sur les modifications épigénétiques du génome. Le terme épigénétique décrit des altérations stables de l'expression des gènes qui n'entraînent aucun changement au niveau de la séquence nucléotidique de l'ADN. Elles impliquent des transformations chimiques telles que la méthylation de l'ADN et/ou la modification des histones (méthylation, acétylation, déacétylation).
Des souris gestantes ont été nourries depuis le premier jour de gestation et jusqu'au sevrage, soit avec un régime contenant 22% de protéines (souris contrôles), soit avec un régime pauvre en protéines contenant 10% de protéines. Puis, à partir du sevrage, les souriceaux ont été nourris avec un régime contrôle.
Résultat : les souriceaux dont les mères avaient reçu un régime pauvre en protéines, à l'âge adulte, étaient plus maigres par rapport aux souriceaux contrôles et présentaient des troubles métaboliques. Les chercheurs ont directement relié ces conséquences de la carence en protéine pendant la période périnatale à une déméthylation au niveau du gène de la leptine. Cette modification épigénétique est spécifique puisque la méthylation globale du génome n'est pas affectée. Les scientifiques avaient choisi de s'intéresser au gène de la leptine car cette molécule est cruciale pour l'équilibre énergétique de l'organisme : c'est l'hormone qui régule les réserves de graisses.
Notes :
(1) Des chercheurs du Centre de recherche de l'institut du cerveau et de la moelle épinière (CRICM, CNRS/UPMC/Inserm) et de l'Unité de nutrition humaine (INRA/Université Clermont 1).
(2) La méthylation est une modification chimique consistant en l'ajout d'un groupe méthyle (CH3) sur un substrat, en l'occurrence l'ADN. L'ADN peut être méthylé au niveau des cytosines mais aussi au niveau des protéines qui l'entourent, les histones.
Références :
"Perinatal Undernutrition Affects the Methylation and Expression of the Leptin Gene in Adults: Implication for the Understanding of Metabolic Syndrome", C Jousse, L Parry, S Lambert-Langlais, AC Maurin, J Averous, A Bruhat, V Carraro, J Tost, P Letteron, P Chen, R Jockers, JM Launay, J Mallet, PFafournoux – The FASEB Journal, 13 juin 2011
Contacts :
Chercheur CNRS l Jacques Mallet l T. 01 42 17 75 32 /
06 03 80 94 99 l jacques.mallet@upmc.fr
Chercheur INRA l Pierre Fafournoux l T. 04 73 62 45 62 l pierre.fafournoux@clermont.
Presse CNRS l Elsa Champion l T. 01 44 96 43 90 l elsa.champion@cnrs-dir.fr
Presse INRA l Corinne Parpinelli l T. 01 42 75 91 67 l corinne.parpinelli@paris.inra.
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